16 février 2006
Tatouage
Bon voilà, dans quelques semaines un an de plus au compteur, et je voudrais succomber à une envie qui me taraude depuis au moins 20 ans : un petit tatouage, juste là en haut du bras... Je crois que je vais franchir le pas... Mais voilà, quoi ??? J'ai bien une ou deux idées, mais les vôtres seront les bienvenues... Attention, je ne veux pas de tatouage tribal, ni une rose, un papillon... Je veux quelque chose d'unique, le genre qu'on trouve chez personne d'autre, quelque chose de "mignon", (j'ai pas dit niais !) et de très féminin. C'est qu'elle est exigeante la dame !! Alors si vous avez déjà vu des trucs sympas, ou que vous connaissez des sites... votre avis m'intéresse !! Pour ce qui est de l'exécution, je sais déjà où je vais aller (hygiène irréprochable, belle qualité de travail....). Et puis s'il y a des artistes parmi vous.... à vos plumes !!!!
20:01 Publié dans A votre avis... | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
C'est quoi le bonheur ??
C'est quoi le bonheur ? Chacun a sa propre réponse.... Si vous manquez d'idée, le bonheur c'est peut-être un FAUTEUIL D'ORCHESTRE, ni trop près, ni trop loin de la scène !!
Le cinéma français nous gâte beaucoup, aimons-le, défendons-le !!
"Fauteuils d'Orchestre" est un très beau film, les acteurs y sont tous excellents... Ce n'est pas un film sur le show-biz, c'est un film qui montre très bien le "paraître", mais paraître, ce n'est pas être...
Je trouve le film très réussi, car il n'y a rien de "trop", certaines images sont si fortes qu'il n'y a pas de dialogue et c'est tant mieux (j'ai les larmes qui me sont montées aux yeux quand Claude Brasseur caresse le dessus de lit, parce que son regard laisse transpercer ce que même le meilleur des dialoguistes n'aurait pu faire passer). Et puis c'est le bonheur de retrouver Suzanne Flon et d'entendre encore sa voix. Et puis il y a la musique, belle à se laisser emporter... Vive le cinéma français (et tant pis si ça fait un peu béret et baguette sous le bras !)
19:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 février 2006
Amis pour la vie
Bon je vais directement au but : j'ai aimé LES BRONZES 3...
J'étais un peu sceptique, les critiques n'étaient pas particulièrement élogieuses.... Et puis je trouvais qu'on avait montré trops d'extraits... C'est d'ailleurs l'impression au début du film, on va être déçu... Et puis non, il y a l'intrigue, ça s'emmêle, ça s'entremêle et ça se démêle... Les dialogues sont bons, l'histoire inattendue... Et puis ils sont bien là, les mêmes avec 27 ans de plus... mais nous aussi. Et c'est peut-être ça que n'ont pas compris les "déçus" du film. Ils n'ont pas gardé l'âme et le regard d'il y a presque 3 décennies....
Moi j'ai bien rigolé, mes deux copines aussi... Je crois que la troupe du Splendid n'a pas changé, c'est le public qui en attendait "trop". Entre nous Gérard Jugnot y est particulièrement excellent. Alors tant pis si les bêtises des "Bronzés" me fait encore rire et si je suis la seule à les défendre, et que je passe pour une bêtasse... M'en fous toutes les occasions de rire sont à prendre...
21:42 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Les méandres de la vie
Juste comme ça, entre nous....
Parce que depuis plusieurs jours je n'ai pas alimenté (drôle terme quand on est au régime!!) mon blog, non pas que je vous oublie, mais parce que la vie impose ses obligations, et qu'il me faut parfois reporter à plus tard les petits plaisirs de la vie. Mais je suis toujours là, et je vous offre les premières lignes d'un de mes textes, qui parle de ma grand-mère, une femme merveilleuse, qui m'a appris plein de choses.... Aujourd'hui quand un choix s'impose à moi, je me tourne encore vers elle.
à Raymonde....
"Si nombreux que puissent être les méandres de la rivière, elle finira par se jeter à la mer…"
Il m’a fallu un certains nombres d’années pour percer le mystère des métaphores de ma grand-mère.
Les bouddhistes ont le Dalaï-lama, moi j’avais ma grand-mère. Petit bonze bien français, elle observait le monde, sans jamais quitter son fauteuil. Jamais un mot inutile ne sortait de sa bouche, elle distillait sa vérité. Enfant, j’étais toujours en attente des phrases rébus de ma grand-mère. Sitôt prononcés, j’emportais ces quelques mots, et me les répétais sans cesse dans ma chambre, à la recherche de leurs sens. Mes moments préférés étaient les réunions familiales, où chacun, adulte convaincu, le verbe haut et le ton très assuré, offrait sa version d’un évènement quelconque ou d’une situation vécue. Silencieuse, j’observais ma grand-mère. Les coudes posés sur les bras du fauteuil, ses mains étaient jointes à la hauteur de sa poitrine, ses paumes dessinant parfois un triangle imaginaire. De temps à autre, elle écartait puis repliait ses doigts comme un éventail se déplie et se replie, en se frôlant le menton de l’extrémité de ses majeurs. Ses vieilles mains ridées et décharnées se désunissaient parfois quelques instants, pour remettre en place le pan de son grand tablier bleu à carreaux, quand un petit pli venait perturber la perfection du tomber du tissu. Dans leurs joutes oratoires, tous avaient oublié la présence de ma grand-mère, au bout de la salle à manger ; elle, de son repaire, n’avait rien manqué de leur conversation. Elle profitait alors d’un moment de silence, alors que chacun avait abattu tous ses atouts et épuisé tous ses arguments, pour leur asséner, sur un ton très calme et très serein, comme la morale qui clôt les fables de Jean de la Fontaine : "le mensonge est un os que l’on jette aux autres mais qui vous étrangle" ou bien encore : "l’amphore garde toujours l’odeur du premier vin qu’elle a contenu". Ce moment-là était jubilatoire.
21:32 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

