26 mars 2006
Cloclo
Mon blog était en rade à la date du 11 mars... Je voulais vous parler de Claude François, alors qu'importe la date quand on est entré dans l'éternité...
Claude François, idole de ma jeunesse... Des posters partout, pleins de 45 et de 33 Tours... Des mélodies ancrées dans ma mémoire et dans la mémoire collective, des paillettes pour étoiles, des chorégraphies inoubliables, et des larmes un certain 11 mars 1978, année marquée aussi par la catastrophe de l'Amoco Cadiz en Bretagne, et par la mort, en octobre, du grand Jacques Brel.
Cloclo, né en 1939, est mort 39 jours après ses 39 ans. Coïncidence ?
Claude, fils de Aimé et Josette FRANCOIS voit le jour en Egypte à Ismaïla le 1er février 1939. Aimé est contrôleur de la circulation maritime sur le canal de Suez jusqu'en 1956, date où la famille repart en France suite à la nationalisation du canal de Suez, et s'installe à Monte Carlo. Claude trouve un travail d'employé de banque, mais rêve d'une autre réussite. Depuis longtemps déjà il joue du violon et du piano, mais les percussions l'attirent. Il court les petits cachets dans les orchestres des grands hôtels monégasques. C'est aussi le moment de la rupture avec son père qui ne supporte pas de voir son fils suivre cette voie. Ils resteront brouillés jusqu'au décès d'Aimé en 1962. En 1959 il rencontre Janet, une danseuse anglaise, qui sera bientôt sa première femme. 1961, ils s'installent à Paris. C'est encore la course aux petits cachets, les fins de mois difficiles, mais l'envie est là. C'est l'ère de Salut les Copains. Claude sort son premier 45 Tours sous le pseudo de Koko (le Nabout twist), c'est un échec. En 1962 il sort Belles, Belles, Belles, version française d'un tube américain. Un succès que son père n'entendra jamais, décédant quelques mois avant sa sortie. Il passe dans l'émission Salut les Copains, sa carrière est lancée.
La suite, on la connaît mieux. Jamais égalé, toujours en avance sur les autres, travailleur acharné très exigeant envers lui meme et les autres, sa réussite dépassera tous ses rêves. Il restera toujours très attaché à sa maman qu'il surnomme "Chouffa". Il lancera la carrière d'autres artistes comme Alain Chamfort, Patrick Juvet. Adulé par des millions de fans et de femmes, il partagera son coeur avec France Gall, Isabelle, la mère de ses deux enfants ; Katheline sera sa dernière compagne. En 1968 il crée son label de disques, Flèche. L'année d'après il révolutionne le spectacle musical en s'entourant de 4 danseuses : les Clodettes sont nées. Peu après, c'est le lancement de son magazine Podium.
Voilà en quelques lignes le début d'une histoire qui ne prendra jamais fin, même la mort ne peut rien contre cette volonté de réussir et l'amour de son public. Mais quand même le samedi 11 mars 1978 restera un jour de deuil. Je me souviens très bien de l'interruption des programmes télé, j'étais devant le petit écran.... Mais pour moi, c'est toujours Cloclo for Ever.
Quelques photos de Claude dans l'album Cloclo.
"Chanter, c'est plus que se souvenir. Plus qu'avoir joui intensément. Plus que vivre, plus que rêver. C'est retrouver son cœur d'antan".
(GILLES DELEUZE, philosophe, s'exprimant à propos d'Alexandrie Alexandra".
08:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Super tes albums photos !!! Je viens de remettre à plusieurs fois les diaporamas, c'est "épatant" !!! J'aime particulièrement celui de Clo-Clo, "évidemment" ...
Ecrit par : mla | 26 mars 2006
Ah, si le numérique avait existé du temps de Cloclo...
Ecrit par : val | 26 mars 2006
que celui ou celle qui n'a jamais dansé sur cloclo se lève!!!!
Ecrit par : xtof | 29 mars 2006
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